14 avril 2026 · Par Claire Faure
Gîte ou maison d'hôtes : quelles différences et quelle réglementation ?
Vous louez votre bien pour des vacances ? Vous hébergez des voyageurs dans votre maison ? Selon la configuration de votre activité, vous n'entrez pas dans la même case légale, et les obligations qui en découlent sont différentes. Voici un guide clair pour y voir plus net.
Note : Cet article fournit des informations générales. Pour votre situation spécifique, consultez un professionnel (comptable, juriste) ou votre mairie.
Le meublé de tourisme : le cadre général
En France, la location de courte durée (inférieure à 90 jours consécutifs pour une même personne) est encadrée par le statut de meublé de tourisme.
Un meublé de tourisme est un "villas, appartements ou studios meublés, à l'usage exclusif du locataire, offerts en location à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile."
Sous ce statut, la présence du propriétaire n'est pas requise pendant le séjour, c'est ce qui le distingue de la chambre d'hôtes et de la maison d'hôtes.
Obligation de déclaration en mairie : Depuis 2018, tout meublé de tourisme doit être déclaré en mairie via un formulaire CERFA (service-public.fr). Dans certaines communes classées "zones tendues" (Paris, Nice, Lyon, etc.), une autorisation de changement d'usage est également requise — renforcée par la loi Le Meur.
Le gîte : un terme commercial, pas légal
Contrairement à une idée répandue, le terme "gîte" n'a pas de définition légale en France. Il s'agit d'un terme commercial, historiquement associé aux Gîtes de France (réseau de classification).
Un gîte est en pratique un meublé de tourisme, généralement une maison ou un appartement autonome, loué à la semaine ou au week-end, dont le propriétaire n'est pas présent pendant le séjour.
Les gîtes peuvent être classés de 1 à 5 épis (via Gîtes de France) ou de 1 à 5 étoiles (via Atout France, l'organisme officiel de classification touristique).
La maison d'hôtes et la chambre d'hôtes
La chambre d'hôtes a, elle, une définition légale précise (loi du 20 décembre 2014) :
Une chambre d'hôtes est "une chambre meublée chez l'habitant, offerte en location à des touristes à la journée ou à la semaine, avec un service de petit déjeuner et dont la capacité ne dépasse pas 5 chambres pour 15 personnes."
Caractéristiques essentielles :
- Le propriétaire doit être présent (ou représenté) pendant le séjour
- Le petit déjeuner est obligatoirement inclus dans le tarif
- La capacité est limitée à 5 chambres et 15 personnes
- La location se fait à la chambre, pas à l'ensemble du logement
La maison d'hôtes est une appellation commerciale qui désigne généralement une chambre d'hôtes proposant plusieurs chambres et, souvent, une table d'hôtes.
Obligations spécifiques :
- Déclaration en mairie obligatoire
- Comptage dans la capacité globale d'hébergement de la commune
- Taxe de séjour à collecter et reverser
La table d'hôtes : une option pour les maisons d'hôtes
Si vous proposez des repas à vos locataires en plus de l'hébergement, c'est une table d'hôtes. Elle est encadrée par la loi :
- Un seul service par jour
- Menu unique au prix fixe
- Repas partagé à la table de l'habitant
- Pas d'enseigne visible depuis l'extérieur
- Revenus limités et accessoires par rapport à l'activité principale d'hébergement
La taxe de séjour : une obligation pour tous
Quelle que soit votre catégorie (meublé, gîte, chambre d'hôtes), vous êtes tenu de collecter la taxe de séjour auprès de vos locataires et de la reverser à votre commune.
Son montant varie selon la classification de l'hébergement et la commune : de 0,20 € à 4,30 € par personne et par nuit pour les hébergements non classés, jusqu'à 7,30 € pour les 5 étoiles dans certaines communes touristiques.
Les plateformes comme Airbnb et Booking collectent et reversent automatiquement la taxe de séjour pour les réservations effectuées via elles. Pour les réservations directes, c'est à vous de le faire.
Le classement touristique : obligatoire ou optionnel ?
Le classement (étoiles via Atout France) est facultatif mais présente des avantages :
- Meilleure visibilité sur les sites de référencement touristiques
- Légitimité auprès des voyageurs
- Accès à certains labels (Gîtes de France, Clévacances)
- Abattement fiscal potentiel (seuil micro-BIC plus élevé pour les meublés classés)
Pour les meublés de tourisme classés, le seuil de chiffre d'affaires annuel du régime micro-BIC passe à 188 700 € (contre 77 700 € pour les non classés). Un avantage fiscal significatif si votre activité génère des revenus importants.
Les obligations communes à tous les hébergeurs
Quelle que soit votre catégorie :
- Déclaration en mairie, formulaire Cerfa n°14004
- Assurance spécifique, votre assurance habitation classique ne couvre généralement pas la location à des tiers
- Taxe de séjour, à collecter et reverser trimestriellement ou annuellement
- Règlement de copropriété, vérifiez si votre règlement autorise la location de courte durée (obligatoire en immeuble)
- Contrat de location, recommandé pour protéger les deux parties
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Pour aller plus loin : numéro d'enregistrement meublé de tourisme · assurance gîte · contrat de location saisonnière · loi Le Meur 2025
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